à Gwenaël

le-secretaireGrand merci, Gwenaël, pour cette intervention érudite et ciblée…et pointue ! Le fait que l’étymologie du centre révèle le mot piquant n’en manque pas, de piquant. Il est vrai qu’il y a quelque temps, l’Intrépide lui-même se comparait à une flèche dardée sur sa cible. Sans vouloir aucunement le vexer, sa vitesse est sensiblement inférieure à celle d’une flèche. Mais il est vrai qu’il ne connait rien de la distance qui le sépare du centre. Nous pouvons retenir la leçon du rapport des nomades au centre. En fait,les peuples nomades sont gyrovagues, se déplacent toujours à l’intérieur d’un espace fini, celui de leurs nécessités : troupeaux, points d’eau, transhumances… Exemple grossier : un Peul, même nomade, n’ira jamais mener ses bêtes manger les lichens du Groenland. L’intrépide, du moins au départ, n’est pas nomade. Il explique qu’il vient des marges, de la périphérie,d’un ailleurs. Il ne devient nomade que par nécessité dans sa recherche du centre. Pour reprendre à notre compte votre comparaison, il mène son troupeau de rêves jusqu’à l’ultime pâturage, là où l’herbe est si grasse qu’il n’aura plus jamais besoin d’en partir…

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